Bambara – Serafina
Kevin Condon

Bambara – Serafina

Chers lecteurs. Pour ma première contribution, je veux vous faire découvrir un groupe qui n’a pas brûlé les étapes. Le quintet américain Bambara nous marche dessus en toute poésie avec son single "Serafina".

Il est vrai qu’en ces temps troubles, nous autres, amateurs de Rock n’avons eu que peu de grain à moudre dans l’actualité musicale. Il ne nous reste qu’à prier que les algorithmes Youtube et Spotify nous nourrissent de nouvelles découvertes appétissantes.

C’est ce qui m’est arrivé récemment avec Bambara et son morceau Serafina. Autant dire le groupe américain – qui a sorti son quatrième et meilleur album Stray en Février – s’inscrit avec brio dans les sillons creusés par leurs homologues punks anglo-saxons Idles et Fontaines D.C.

Les guitares criardes baignées dans la réverbération se muent en nappes supersoniques et la section rythmique transforme ce morceau en rouleau compresseur implacable.

Ce qui nous retient de ne pas piétiner quoi que ce soit autour de nous à la première écoute, c’est bien le discours envoûtant et quasi-prophétique du crooner Reid Bateh. Celui-ci nous raconte l’histoire déroutante d’une rencontre avec une pyromane autour d’un feu de forêt, Serafina. Ne vous méprenez pas, le baryton n’est pas qu’un narrateur énigmatique contant des histoires farfelues. Celui-ci laisse contribue à libérer toute l’énergie du morceau dans un refrain foudroyant que lui-même peine à maîtriser.

Serafina est un morceau rapide, urgent, sensible et assez magnétique pour que l’on puisse accepter un tel martèlement sans totalement disjoncter. Bambara nous expose un véritable feu de joie Post-Punk qu’on vous invite fortement à suivre ! Bonne écoute.

Fermer le menu