DALLAS, un début charmeur et envoûtant

DALLAS, un début charmeur et envoûtant

DALLAS prend son envol avec « Pavane »

Une rencontre imprévue en studio, des atomes crochus, plusieurs soirées dédiées au choix du nom du groupe, et quelques mois de travail plus tard, l’histoire est belle.
Minutieusement préparé, le projet du groupe DALLAS se concrétise enfin avec la sortie du clip de leur premier morceau « Pavane » : un instant de grâce, où ombres et lumières se confondent, là où la fiction s’empare du réel.

Appuyé par des visuels splendides, on découvre la voix grave et sensuelle du groupe, qui déroule en français un propos poétique, mélancolique et torturé. On aime beaucoup la référence au compositeur français Maurice Ravel et la magnifique « Pavane pour une infante défunte », composée à l’aube du XXème siècle, une œuvre chargée historiquement et émotionnellement. Si elle peut être interprétée comme une « danse funèbre » en lien avec la pavane du XVIème siècle, DALLAS s’empare du concept pour exprimer un lot de sentiments complexes, entre culpabilité, tentation et évasion de l’esprit.

Enregistrée et mixée entre le studio de l’Imprimerie et celui de la Tanière, la partie instrumentale repose, elle, sur une science exacte de la culture Rock, mais aussi de la Pop, avec une ambiance atmosphérique impeccable. La touche synthétique quasi-omniprésente reste légère, mais indispensable dans la texture du projet DALLAS, en ce qu’elle apporte un délicieux liant dans le morceau « Pavane ».

Tout est là : des vocalises et des chœurs inspirés, un solo de guitare d’une justesse étonnante, des synthétiseurs réglés à la perfection, mais surtout cette touche française qui sort du lot.

Un clip à la hauteur des ambitions du groupe

Fascinant, déroutant, mais pas forcément pessimiste, le premier clip de DALLAS est une démonstration de talent. Réalisé par Stéphanie Artaud, on peut y découvrir une fin de journée compliquée pour un jeune homme qui roule à toute allure avant d’atterrir face à sa baignoire. Il semble torturé par le regret ou le ressentiment.
Véritable miroir d’un désespoir visible et palpable, c’est dans un bain-frontière qu’il s’enfonce progressivement pour sombrer dans un imaginaire rassurant et envoûtant : celui de la sirène. Loin du cliché de la créature amicale et joueuse, Claire la Sirène, qui est une professionnelle dans le domaine, se mue en diablesse immaculée, fruit du désir et de la tentation comme durant l’âge d’Or de la piraterie.

Mais il est difficile d’avoir une lecture unique de ces images, avec l’application d’un sens du détail d’une qualité rare ; à mi-parcours, lorsque le morceau s’emballe dans une partie instrumentale rêveuse et supersonique, cette fin de journée recommence. Mais cette fois-ci, on a l’impression qu’il est trop tard, à l’image de l’apparition d’une dernière protagoniste qui semble endeuillée et/ou perturbée par l’image d’une baignoire vide, théâtre des rêves et de la culpabilité ambiante dans ce vidéoclip.

Voici donc Pavane, de DALLAS, morceau charmeur et perturbant.

DALLAS, un projet à suivre de près

Avis aux toulousains, DALLAS donnera son premier concert le 16 Novembre prochain au Connexion Live, un show à ne pas rater si vous êtes dans le coin.

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