Dead Meadow – Sleepy Silver Door

Dead Meadow – Sleepy Silver Door

Du bon son brutal dans le song of de ce jour. Un groove très très lourd, un grondement psyche hypnotique, des guitares comme on en fait plus : Dead Meadow, et vous m’en direz des nouvelles.

Dead Meadow s’est formé en 1998 sur les cendres de deux jeunes groupes de Washington : The Impossible Five et Colour. Jason Simon au chant et à la guitare, Steve Kille à la basse, Mark Laughlin à la batterie : le power trio 60’s classique. Les sixties en effet, c’est là que prend racine la musique de Dead Meadow. Dans une interview à psychedelic baby mag Jason Simon évoque les groupes qui ont influencé Dead Meadow : « On cherchait à capter la grandeur et l’expansion de groupes comme Blue Cheer, Zeppelin, Sabbath, les Beatles, 13th floor Elevators ».

On retrouve chacun de ces groupes (et même plus) dans leur premier album, « Dead Meadow » sorti en 2000. Heavy rock, stoner, le rythme de l’album est lent, la batterie lourde, la guitare déborde de fuzz et la voix est perdue derrière le groove mastodonte. Il a été totalement enregistré dans la cave de Jason Simon, dans un Washington qui ne connaissait pas ce son là. Sans être véritablement un pilier du genre, l’album a apporté sa pierre à l’édifice du stoner rock.

Vous avez peut-être croisé notre chanson « Sleepy Silver Door », dans l’intro de la video « Stay Gold » postée par Emerica en 2010. Le groove qu’elle amène à nos oreilles convient tout à fait avec l’atmosphère qu’offrent les riders d’Emerica et les images nocturnes de la ville. Au début du film quelques grésillements, l’image tremble, et on entend Dead Meadow. Le son de la guitare est gras, violenté par la Big Muff, le riff d’ouverture est splendide. La batterie rentre, lourde elle aussi, et le groove s’installe : la guitare tient la même note, et la voix, fantomatique spectrale, amène une harmonie psyche qui rappelle intuitivement le chant d’un Lennon ou d’un Mc Cartney époque Sgt. Pepper. La section rythmique inlassable, l’art génial du riff déployé, la wah-wah du solo ramènent Hendrix et Bonham dans ce monde, et nous invitent négligemment à jouer le titre encore et encore.

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