Dream Nation x Possession, ça fait des étincelles (et des paillettes)
Crédit photo : Mclmpht

Dream Nation x Possession, ça fait des étincelles (et des paillettes)

Afin de célébrer sa 6ème édition, le Dream Nation Festival a mis les petits plats dans les grands afin d’offrir un Opening digne de ce nom.

Un line up de Techno Industrielle & Acid presque parfait, porté par une collaboration fructueuse entre Dream Nation & Possession

A l’heure de découvrir le time table de la soirée, la surprise fut cette répartition des artistes  en b2B. Illnurse ouvrait les hostilités en compagnie de Parfait, afin d’offrir aux raveurs un warm-up proposé par une nouvelle génération de Dj’s en effervescence.

Cette belle soirée débutait notamment par la découverte d’une scénographie inspirée, portée par une structure circulaire disposée derrière les platines : les organisateurs avaient aussi prévu de nous en mettre plein les yeux.

Par la suite, la soirée est montée d’un ton avec l’arrivée de Raffaelle Attanasio, en compagnie de Remco Beekwilder; autant vous dire que le set était bestial, dansant et remuant. Les deux Dj’s, qui se passaient beaucoup la main derrière les platines à grand renfort d’échanges verbaux au cours du set, ont même proposé un finish très métal, à cheval entre EBM et Techno très criarde. Un plaisir.

Passé 3 heures du matin, ce sont les génies de la Techno Acid qui ont pris le relais, à savoir Regal et Alien Rain, pour un b2b en peak time, taillé pour propulser cette soirée dans une nouvelle dimension. Acharnés et tout de blanc vêtus, les deux Dj’s se sont lâchés devant une foule déjà conquise et venue célébrer un sens de la fête, une idée précise de la Techno libre, libérée, et surtout dure, underground et saccadée.

Enfin, au petit matin, c’est donc le projet Headstrong qui vient clore cette belle soirée en proposant un ultime set de 2 heures. Le duo Clouds et l’inénarrable Randomer sont à l’origine de Headstrong, proposition de label la plus excitante de ces derniers mois, qui a pris pour objectif de proposer une Techno insatiable, accélérée, industrielle, mais teintée de ses accents Rave, en fricotant presque avec des racines Early Trance. Cette prestation donnée au public parisien fut une réussite totale; malgré l’heure très tardive, nombreux étaient les Raveurs appliqués à donner le meilleur d’eux-mêmes pour profiter à 100% de cette expérience sonore incroyable.

Crédit photo : Thibault BOURDIN Raffele Attanasio x Remco Beekwilder

La programmation musicale proposée fut évidemment le coeur de cette belle soirée, mais il est impossible de passer à côté de la proposition festivalière de Dream Nation.

Dream Nation, un festival où l’on se sent bien et qui propose plus qu’une programmation musicale

En dehors des murs de la capitale, un mythe court les rues : le public parisien serait décrié pour son comportement excessif et parfois immature.
Après avoir fait le tour de quelques clubs à Paris, ces rumeurs colportées ne s’étaient jamais vraiment confirmées, mais c’est en allant Dream Nation qu’elles sont parties en fumée. 

Accueillis par un personnel souriant, sympathique et concerné, ce fut un plaisir d’approcher tous les services et activités proposés en marge de la Techno Acid Stage; du cashless jusqu’au stand de prévention, c’est dans une ambiance bienveillante que nous avons fait nos premiers pas en Festival parisien.

En ce qui concerne les festivaliers, cette soirée s’est résumée par beaucoup de rencontres spontanées, qui nous ont totalement fait oublier les quelques minutes d’attente pour accéder aux à-côtés de l’Opening du Festival.
Nous avons découvert avec plaisir un public chaleureux, intègre et varié : du prof de Droit à la Sorbonne jusqu’à l’étudiant issu de région parisienne, tout ce beau monde s’est rencontré au Dock Eiffel, dans une effusion collective puissante.

Aller à Dream Nation, sous la coupe de Possession, c’est la promesse d’une rencontre avec un public libre, souriant, bienveillant, et survolté.

Une recette gagnante, qui nous fera bien vite revenir.

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