Interview – « Je ne veux pas me cantonner à un style prédéterminé » – Hector Oaks

Interview – « Je ne veux pas me cantonner à un style prédéterminé » – Hector Oaks

C’est en bas de son hôtel, juste avant de faire la fête pendant 12 heures d’affilé grâce aux copains de Ô Galop, que l’on a pu discuter avec l’un des acteurs majeurs de la techno d’aujourd’hui. Même si lui ne se considère pas comme tel, ses prestations artistiques rassurent notre jugement. Un échange hispano-français avec Hector Oaks.

Interview (Français)

La Stud : On parle beaucoup de techno cosmique ou de techno industrielle, nous avons eu l’occasion d’entendre un peu les deux dans tes sets, d’où est-ce que ce mélange te vient ?

Hector Oaks : Je ne crois pas que je mixe uniquement ces deux formes de techno. Je pense qu’un DJ ne devrait pas se contenter de mixer des styles, je ne vois pas la musique que comme des styles différents, j’essaye de raconter une histoire avec une situation initiale, un élément perturbateur et un dénouement. C’est pourquoi j’essaye de changer de style le plus souvent. J’essaye de faire que le public ne se dise pas qu’il a écouté un mec qui est resté cantonné à un seul style prédéterminé. Je veux qu’à la fin ils rentrent chez eux avec une sensation globale, qu’ils soient passés par différents endroits, d’avoir compris qui je suis et ce que je fais. Comme s’ils étaient allés voir un film.

La Stud : Quand est-ce que tu as décidé de déménager à Berlin ?

Hector Oaks : La première fois que je suis allé à Berlin c’était en tant que touriste en 2008 et depuis ce moment là j’ai su que je voulais y rester. A cette époque j’étais encore étudiant, je devais finir mes études d’ingénieur son. J’ai trouvé une entreprise qui m’a pris en stage à Berlin, j’ai pu y rester trois mois, et j’ai fini par y rester. Je ne vais pas m’en aller maintenant.

La Stud :  Cela peut paraître assez bête comme question mais pourquoi Berlin ?

Hector Oaks : Parce qu’on retrouve la meilleure scène d’Europe là bas, c’est assez bon marché pour y vivre si l’on compare la ville avec les autres capitales européennes. J’imagine aussi que si t’es DJ et que tu es amené à voyager c’est une ville assez bien située. Il y a une autre raison, à Madrid j’avais beaucoup d’amis mais je n’avais jamais réellement des gens qui étaient totalement comme moi, j’étais un peu à l’écart du groupe tout en faisant partie du groupe. A Berlin j’ai rencontré pas mal de gens réellement comme moi.

La Stud : Je suis allé à Madrid qu’une seule fois mais je viens de Barcelone qui est très minimal avec des concepts comme El Row. Comment décrirais-tu le mouvement techno à Madrid ?

Hector Oaks : Moi quand je sortais à Madrid, en 2008, il y avait encore pas mal de minimal, mais c’était aussi le début de la techno. Je me souviens la première fois que j’en ai écouté c’était Len Faki et Mark Broom au Danzoo. Je crois qu’à Madrid aujourd’hui il y a plus de techno que d’autres styles. Stardust, Cassette, Utopia ont une programmation techno. Après, si l’on compare avec la France, Berlin ou Tbilisi ça reste à désirer.

La Stud : Tu as commencé à mixer à 15 ans comme le dit ta page RA, aujourd’hui tu fais le tour du monde des clubs les plus connus comme le Tresor, Berghain, La Machine du Moulin Rouge, tu vas en Chine… Quel a été réellement le moment qui t’a fait réaliser que tu passais du statut de débutant à un statut de référence de la techno ?

Hector Oaks : Je ne me considère pas comme une référence de la techno mais les choses ont réellement changé quand j’ai définitivement déménagé à Berlin en 2013 et quand j’ai commencé à travailler pour mon agence en 2015 avec la sortie de mon premier vinyle. Cette année j’étais pas sur beaucoup de line-up mais j’ai mixé au Berghain deux fois et l’année d’après j’ai vraiment pris mon envol. Peut-être que le moment qui me fait dire que je suis sur une bonne lancée c’est maintenant car je joue toutes les semaines. Malgré tout c’est difficile de rester sur cette dynamique et je suis conscient qu’il me reste encore beaucoup de travail.

La Stud : Tu as ton propre label OAKS, sans parler de tes tracks, comment choisis-tu les artistes qui sortiront sur ton label ?

Hector Oaks : Normalement je ne cherche pas trop d’artistes pour le label, néanmoins il y a quelques artistes avec lesquels j’ai une relation particulière et pour lesquels je suis en admiration devant leur travail. Par exemple James (aka Prostitutes), qui a un jour commenté une vidéo d’un de mes tracks en disant que c’était un de ses disques préférés en ce moment. Et le hasard fait que un de ses disques faisait partie de mes disques favoris également. C’est très naturellement que la connexion s’est faite et nous allons continuer à travailler ensemble.

La Stud : Nous avons vu également que chaque disque a qu’un seul track par face et que tous sont des 45 tours, pourquoi ?

Hector Oaks : Oui, il y a trois coupures sur une face de 33 tours, le son du disque sonne un peu court. Pour l’écouter à la maison c’est bien mais pour le passer en soirée il fait renforcer le gain et souvent ça génère un feedback qui le fait sonner pas très bien. Dans les années 80, quand il n’y avait que des LP, ils sortaient aussi les maxi single, c’était des disques avec un ou deux thèmes par face et c’était idéal pour les jouer dans les discothèques. C’était un peu ça l’idée, je voulais retrouver cette ambiance. Je veux que les DJ sachent qu’ils ont un OAKS entre les mains et qu’ils puissent le passer facilement.

La Stud : Avec Inigo Kenney vous avez fait un remix d’un artiste français, Exal. Comment s’est déroulée cette collaboration ?

Hector Oaks : Chacun de nous a fait un remix différent sur le label de Chris Stanford, un londonien, c’est un bon ami de Inigo et l’une des premières personnes à avoir publié mes travaux. Inigo a mixé plusieurs de mes morceaux et moi je passe souvent les siens aussi, surtout les anciens. Je l’admire beaucoup en tant que DJ et producteur. 

La Stud : Sans parler de musique électronique, y a-t-il d’autres styles de musique qui te font vibrer ?

Hector Oaks : J’aime beaucoup la musique des années 80, le synth-pop, le rock psychédélique, la musique faite avec un synthétiseur surtout oui avec comme exemple de grands compositeurs comme Jean Michel Jarre, Tangerine Dream, Kraftwerk. Et cela va très bien avec de la techno. J’essaye de mettre des pincées de ces styles quand je joue dans la limite du possible.

STUD QUESTIONS (Français)

Un artiste référence

Freddy K

Un album

Wish You Were Here de Pink Floyd

Un film

Orange Mécanique de Kubrick

Ton spot de rêve

En nommer qu’un seul c’est difficile mais je dirais aujourd’hui Bassiani en Géorgie

Un chauve qui t’a marqué

DVS1

La collaboration la plus improbable

No answer

Es debajo de su hotel, justo antes de hacer la fiesta durante 12 oras gracias a nuestros amigos de Ô Galop que hemos podido hablar con uno de los actoras mas importantes del techno de hoy en día. Aun que no se considere como uno de ellos, sus prestaciones artísticas confirman lo que decimos. Un intercambio hispano-francés con Hector Oaks

Interview (Español)

Hablamos mucho de techno cósmica o de techno industrial, podemos oír que mezclas muy bien los dos/ De donde viene esta mezcla ?

Bueno, yo creo que no mezclo solo estas dos formas de techno. Creo que un DJ no tendría que cerrarse a pinchar estilos, yo no veo la música solo como estilos, intento contar una historia con un planteamiento, un nudo y un desenlace, y para esto voy cambiando entre muchos estilos. Pretendo que el público no se quede solo con la sensación de haber escuchado a alguien que pincha un estilo determinado. Si no que al final se lleven una sensación global de haber pasado por unos cuantos sitios y haber entendido quién soy y lo que hago. Como si hubieran visto una película.

Cuando decidiste mudarte a Berlin ?

La primera vez que fui a Berlin como turista fue en 2008 y desde la primera vez que fui yo me quise quedar. Por aquel entonces estaba estudiando asi que cuando acabe de estudiar técnico de sonido busqué una empresa para hacer las practicas. Me pude quedar 3 meses, luego me las apañe para quedarme. Y no me voy a ir.

Puede parecer fácil como pregunta pero porque Berlín ?

Bueno, porque la mejor escena de Europa està ailli, es muy barato para vivir comparado con las otras capitales europeas e imagino también que si eres DJ y vas a viajar esta muy bien situado digamos. Tambien hay otra razón es que yo por ejemplo en Madrid tenia muchos amigos siempre pero nunca había encontrado gente que fuero totalmente afin a mi, estaba siempre algo apartado  de los grupos pero con todos los grupos. En Berlin encontré mucha gente que era como yo.

Yo fui únicamente una vez a Madrid pero vengo de Barcelona a donde lo que funciona mucho es el El Row, la minimal. Cómo podrías describir la techno de Madrid ?

Yo cuando salía en Madrid, era mas bien en 2008, seguía habiendo mucho minimal, y el techno comenzó a aparecer en esta época, me acuerdo que la primera vez que escuche techno fue Len Faki y Mark Broom en Danzoo. Yo creo que en Madrid ahora hay bastante mas techno que otros estilos. Stardust, Cassette y utopía programan techno habitualmente. Aunque comparado con Francia, Berlín o tbilisi deja mucho que desear.

Empezaste a pinchar cuando tenias 15 anos podemos leer en tu pagina RA, hoy en día das la vuelta al mundo de los clubes mas famosos como el Tresor, Berghain, La Machine du Moulin Rouge, vas a China… Cuál fue el momento en que has realizado que pasabas de este estatus de principiante a un estatus de referencia del techno ?

No me considero mucho como referencia del techno pero las cosas cambiaron cuando me mude en Berlin en 2013 y en 2015 comencé a trabajar con mi agencia y saque mi primer disco vinilo. Justo ese año no estuve en muchos line-up pero pinche en Berghain dos veces y el año siguiente fue cuando empecé a moverme mas.  Quizas el momento en el que soy consciente de que voy por el buen camino es ahora que toco todas las semanas. Aún así lo difícil es mantener y aún queda mucho que hacer.

Tienes tu propio label OAKS, sin hablar de tus tracks, como eliges los artistas que saldrán en tu label ?

Normalmente no ando buscando gente para el label, si hay algún artista con el que en algún punto tengo cierta relación, admiro su trabajo y tiene una idea que encaje con el sello simplemente pasará.  Por ejemplo, James (aka Prostitutes), escribió un comentario en un vídeo de un track mío diciendo que era su disco favorito en mucho tiempo. Casualmente un disco suyo también lo era el mio así que fue muy natural la conexión y por eso vamos a seguir trabajando juntos.

También vimos que tenias en cada disco solo una track por lado y que todos eras 45 RPM ? Porque ?

Si hay tres cortes en una cara de 33, el sonido del disco se queda un poco corto. Para escuchar en casa esta bien pero para las fiestas hay que darle mucha ganancia y a veces crea feedback y no suena bien. En los 80, cuando solo habían LP, salían también entonces los maxi single, que eran discos con uno o dos temas por cara y eran para pinchar en discotecas. Y bueno de esta idea yo quería hacer lo mismo. Yo quiero que los DJ sepan que tienen un OAKS y que pueden pincharlo fácilmente

Con Inigo Kennedy habéis hecho un remix de un francés, Exal. Como hicisteis esta colaboración ?

Cada uno hicimos un remix diferente en el label de Chris Stanford, que es de Londres, es muy amigo de Inigo, también una de las primeras personas que publico mis trabajos. Inigo a pinchado muchos temas míos y yo pincho michos suyos, mas los viejos. Lo admiro mucho como DJ y como productor.

Sin pensar a la música electrónica, hay otro estilo de música que te hace vibrar ?

Me gusta mucho la música de los 80’, el synth-pop, el psychedelic rock, la música de sintetizador sobre todo si, con los grandes compositores como Jean Michel Jarre, Tangerine Dream, Kraftwerk. Y esto, tacon techno. Intento incluir pinceladas de esto en la medida de lo posible cuando toco.

STUD QUESTIONS (Español)

Un artista de referencia

Freddy K

Un álbum

Wish You Were Here de Pink

Una película

La Naranja Mecánica de Kubrick

El lugar de ensueño

Decir uno es complicado, ahora mismo diría Bassiani en Georgia

Un calvo que te impacto

DVS1

La colaboración mas improbable

No answer

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