La nouvelle vague rock coréenne, part.1 : Say Sue Me
Photo : Jeongran Park

La nouvelle vague rock coréenne, part.1 : Say Sue Me

Ils n’ont pas pris le dernier train pour Busan mais bien l’avion direction Belfort. Les coréens de Say Sue Me ont posé leurs flight cases sur la presqu’île du Malsaucy pour partager la programmation avec DTSQ, Fontaines DC et Starcrawler, lors de la 31e édition des Eurockéennes de Belfort.

Salut Say Sue Me, comment vous allez?

Très bien, on est bien contents d’être là!

On va commencer par parler musique, certaines de vos chansons sont en anglais, d’autres en coréen, comment déterminez-vous quelle musique sera en anglais et laquelle sera en coréen?

Su-mi Choi: Je suis pas très bonne en anglais, je voulais écrire en coréen mais c’était trop dur pour moi, je me sentais comme nue d’écrire dans ma langue natale donc on a préféré écrire en anglais. C’est pour ça que les paroles en anglais ne sont pas très compliquées, c’est plus simple pour nous.

Les gens comprennent surement plus facilement l’anglais non? Ça facilite davantage l’exportation de votre musique ?

J’ai pas vraiment pensé à ça, mais c’est vrai qu’aujourd’hui l’anglais est la langue qu’on comprend le mieux dans la musique, c’est surement bon pour nous en effet.

Et pour vos fans en Corée, vous pensez que c’est aussi facile pour eux de comprendre vos musiques?

Je ne sais pas, les coréens n’aiment pas trop les chansons chantées en anglais. Après bien sûr, on est coréens, et le coréen sonne mieux pour comprendre nos musiques mais de plus en plus de musiciens chantent en anglais, c’est donc  pour ça qu’on chante certaines de nos musiques en coréen.

Vous faites une musique et vous vous dites “ça sonne mieux en anglais qu’en coréen”? Vous essayez les deux langues et vous en choisissez une ou vous vous dites “celle là, elle sera en coréen” dès le début?

Il (Kim) écrit les musiques et moi j’écris les paroles. C’est un peu ça, si je sens que telle musique doit être en coréen, je l’écris en coréen.

Vous avez beaucoup de titres mélancoliques. Certaines musiques dégagent de la tristesse, voire de la dépression, alors que la musique est plutôt joviale et chaleureuse. Dans “But I like you” tu répètes “I’m nothing but full of things I hate”, il y a un contraste entre le titre, les paroles et la musique qui donne une sensation unique. C’est ce sentiment que vous vouliez donner?

Oui, c’est ce que j’aime! Je suis très fan des sons colorés, et d’ajouter à ça le sentiment de tristesse que les gens peuvent ressentir car c’est un sentiment qu’on ressent nous aussi. C’est un peu comme la vie vous savez, tout est mélangé et je fais toujours comme ça. Comme dans “Old Town”, on retrouve un peu cette même ambiance, le rythme est assez rapide alors que les paroles sont assez tristes. J’aime ressentir ce sentiment, cette sensation.

Vous venez donc de Busan en Corée du Sud, la musique que vous faites, on l’appelle Surf Rock ou encore Shoegaze. Ce sont les surfeurs qui vous ont inspiré?

Il y a pas mal de surfeurs à Busan, mais notre inspiration ne vient pas réellement d’eux. Pour ce qui est du style, on a pas vraiment décidé de faire du surf rock ou du shoegaze au début, c’est venu naturellement j’ai envie de dire. On écoute pas énormément de Surf Rock à vrai dire.

On a eu le plaisir de rencontrer le groupe DTSQ, vous vous connaissez? On pense qu’il y a une forte vague coréenne qui explose depuis peu, que ce soit en électronique avec Park Hye Jin, Peggy Gou ou en rock avec DTSQ, Jambinai et vous. Vous avez ce sentiment de partir à la conquête du monde à travers cette vague?

Les artistes coréens sont très bons. On a pas vraiment de connexions avec eux, ce n’est que lorsqu’on est sur des dates ensemble qu’on a l’occasion de se rencontrer. On est toujours heureux de voir d’autres artistes coréens partager le line-up avec nous.

Le programmateur vous a mis dans ce line-up et c’est un très bon choix, vous vous demandez pourquoi des fois?

Oui des fois ; on est des gros bosseurs vous savez, on a fait pas mal de musiques l’an dernier mais on s’amuse avant tout.

Leur dernier album, Where We Were Together, sorti en 2018

C’est quoi vos prochains projets?

On va continuer de tourner prochainement, on va faire un tour en Europe en septembre et en octobre, on va aller en Allemagne, encore en France, au Royaume-Uni, au Danemark, Pays-Bas… On fait souvent des petites salles mais là on en a deux grosses de prévues.

Tradition chez nous, une petite série de questions courtes pour des réponses courtes!

Un album référence
Blur

La collaboration la plus improbable
Avec Rage Against The Machine!

Un film
Burning

Une bière
Heineken

Le meilleur lieu pour jouer?
Le Paradiso à Amsterdam! On y a joué en 2018 et on y rejoue bientôt.

Votre chauve préféré
Moby

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