La playlist Ramen Break par la Stud
Crédit : Faustine Pauvarel

La playlist Ramen Break par la Stud

“┌( ಠ_ಠ)┘ Welcome TO Ramen Break ┌( ಠ_ಠ)┘”

En 2016, alors que l’on constate l’ascension du “social digging” à travers des groupes tels que Chineurs de House, Chineurs de Techno ou encore Chineurs de Rap. Un groupe discret voit le jour, Ramen Break, bastion de la Break music où les règles sont simples.

“Here you can post Break music or Bass Music

Jungle – Footwork – Breakbeat – Juke – Breakcore – DnB – Dubstep

NO Trap, Techstep, Neuro-Funk, 2-step Garage, Brostep

1 post per day and per Noodles eater ”

Toute une partie de mon influence musicale actuelle émerge de ce groupe, ou plutôt des gens qui le font vivre. Parmis eux Raphaël, avec qui nous avons eu l’occasion d’échanger quelques mot à propos à propos du groupe : “C’est un groupe de La Chinerie créé en 2016 qui se voulait être moins accessible de par le genre musical, mais aussi de par une volonté de conserver un petit groupe. Le groupe a par la suite évolué en fonction des tendances musicales.”

En outre, il me paraissait évident de (re)partager avec quelques tracks qui montrent tout l’éclectisme du groupe, mais aussi les meilleurs morceaux de “zik breaké” de Raphaël et Quentin, deux des onzes administrateurs de Ramen Break.

Le premier morceau, c’est pour se mettre dans le mood.

Paru début 2019 sur Planet Euphorique, Reptant nous livre sur le label “Freq Accident” un EP breakbeat, très récent dans les sonorités mais qui tient à conserver une  touche old school. Ectoplastic est un morceau acide, robotique mais associé à des textures plus organiques : cela lui donne l’équilibre parfait.   

L’éclectisme du groupe résumé en un morceau. 


Tout droit venu de la Bass Music, Alexander Dennis nous sert Hope, un “mashup” puissant et destructif. Le morceau est bourré d’amen breaks et de samples issu de titres connus. Frénétique dans les rythmes, nonchalant dans la transition des éléments, grotesque dans la basse, le morceau est crescendo : attendez le drop s’il vous plaît.

Fidèle à l’identité de Ramen break.


Jonas Friedllich sort “Principal Thing”, un morceau qui mélange tout ce qu’on apprécie sur le groupe : jungle, acid, breaks de jazz et un sub discret qui vient lier l’ensemble de ce morceau. Une voix résonne durant le morceau, celle de Prince Far I qui exprime des mots de sagesse, dans un paradoxe avec le sentiment que nous procure la musique. “Principal Thing” est le premier titre de l’extend and play “Gizzea” signé par le Munichois chez PRIVATE PERSONS.

Restons à Munich pour prendre une (autre) claque, celle de Skee Mask.


Sorti au mois d’Octobre, “Slow Music” est le second titre de la face A de ISS004, combo infaillible entre le producteur et le label (Ilian Tape). Skee Mask nous sert une fois de plus un morceau, un EP, dont il est le seul à maîtriser cette façon de produire les rythmiques, les sons, les ambiances. Le titre, ”Slow music” n’est qu’un euphémisme, ou alors la façon de décrire maladroitement la manière dont vont et viennent les sons. A défaut de trouver des titres à la hauteur de ses morceaux, le producteur sait comment transmettre de profondes émotions lorsqu’il prend la parole à travers sa musique.

AYA, anciennement Loft, a décidé de n’en faire qu’à sa tête.


Au premier abord, le morceau semble très acoustique : la batterie et les percussions sonnent de façon organique, et c’est très agréable. En revanche, le Sound Design de la basse et les synthé rappellent inévitablement qu’il s’agit de musique électronique. Très belle découverte sur la première compilation du label Illegal Data, label géré par Mun Sing et NE$ (qui forment le duo Giant Swan).

Un début très EBM, une basse sombre : un morceau très dark de la part de Le Menestrel.


“Mesmerizing” sorti en 2011 sur Jungle Therapy, nous révèle le côté obscur de la jungle, celui où tu écrases le dancefloor seul avec tes démons, et les vocales enténébrées du morceau.

Dernier track de la sélection,“BFTT – kueen”.


BFTT partage la face A (et la B) avec Upsammy sur la release Blue 03 du label Whities Rec. Un morceau minimaliste, dans lequel on trouverait des similitudes avec le registre microhouse. Très entêtant, voire hypnotique, les nappes de synthétiseurs résonnent dans le fond de nos pensées, avec son côté percussif appuyé par un kick omniprésent et ses percussions qui vont et viennent, d’un côté puis de l’autre de nos écouteurs.

On ne pouvait pas vous laisser partir sans avoir partagé les morceaux des admins de Ramen Break, qui ont pris la peine de bien vouloir nous répondre et que l’on remercie.

Le premier morceau, celui choisi par Raphaël, “Blue” est sortit sur Keysound Recordings en 2014. Sully nous sortait alors ”Blue Ep”, double vinyle sur lequel jungle et footwork s’entrechoquent.  

Enfin le second morceau, celui de Quentin, qui vient clore cet article avec un morceau venu tout droit d’Egypte, “ZULI – Trigger Finger” .

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