« La réussite c’est de n’avoir aucun regret » Prince Waly en Interview

« La réussite c’est de n’avoir aucun regret » Prince Waly en Interview

Prince Waly est un des as du Rap Français actuel. L’homme vient de Montreuil, s’adonne au Story Telling comme personne et développe tout un univers cinématographique.

Voici le récit de notre discussion !

La Stud : Je voulais commencer par de parler de Montreuil, ta ville d’origine revient souvent dans les textes de décrivant et dans les interviews que tu donnes. Est-ce ta première source d’inspiration ?

Prince Waly : “Première” le terme est trop gros je pense, mais ça fait partie de mes principales inspirations. C’est là où je suis né, où je fais mes trucs,où j’ai mes meilleurs gars. C’est sûr que ça tient une place importante dans ma musique et ma création artistique. Ce n’est pas la première mais une des premières.

 

La Stud : On t’a vu évolué avec Fiasko Proximo au sein de Big Buddha Cheez et en duo avec Syzer. Qu’est ce que tu trouves dans ces collabs, qu’est-ce que cela t’apporte?

Prince Waly : Le talent, l’ouverture d’esprit, le champs musical plus large. Avec Fiasko c’est naturel mec c’est jusqu’à la mort. Bosser avec Syzer, cela m’a permit une ouverture sur la musique en général, ma manière de poser aussi.

Je ne travaille qu’avec des mecs que j’estime talentueux, je suis assez pointu sur les trucs que je fais mais je marche aussi beaucoup au coup de coeur.

 

La Stud : Le coup de coeur est la chose qui va te faire décider?

Prince Waly : Exactement ! 
Les mecs m’envoient des prods, je ne regarde pas le nom, si le truc est cool : on bosse ! Si ça ne me plait pas c’est pas possible. Peu importe que tu sois un gros gars ou un minus.

La Stud : Dans ce que tu fais on entend des sonorités, des flows et des intonations venus de différents horizons. Cependant il y a un truc qui sonne bien années 90 c’est indéniable. Tu te souviens tu premier disque que tu as poncé?

Prince Waly : Le premier que j’ai poncé c’est Doc Gynéco, sinon le premier que j’ai écouté c’est “La lettre”.

“Première consultation” est vraiment dingue, je l’ai encore dans mon téléphone aujourd’hui !

 

La Stud : Ta musique est lié au cinéma, on l’évoque souvent lorsqu’on parle de toi, comment s’effectue ce lien au moment de créer la musique?

Prince Waly : En fait, je passe une semaine à mater plein de films, plein de séries, ensuite dans ma tête ça fait comme des petits flashs. Je me mets dans ma chambre, j’ouvre la fenêtre et elle devient comme une télévision. Le processus de création se met en place, c’est pas vraiment calculé. Après, il faut qu’il y ait un fil conducteur, mais il vient tout seul. C’est limite de l’impro que j’écris.

 

La Stud :  Dans le ciné tu es plutôt “Il était une fois en Amérique”, “Taxi Driver”? Je tourne naturellement vers New-York au final

Prince Waly : “Taxi Driver” c’est un peu trop expé pour que ce soit mon style. C’est un grand film attention, mais le mec est torturé, déviant etc.

Alors que “Il était une fois en Amérique” c’est plus du story telling, ça me correspond plus.

La Stud : Justement, l’American Dream  revient dans tes sons, dans ce que tu me dis, quelle est ta définition de la réussite?

Prince Waly : Pour moi la réussite c’est de n’avoir aucun regret, si ta vie t’a amené quelque part et que tu es satisfait de l’endroit où tu as atterris alors tu as réussi.

 

La Stud : Tu parles à plusieurs reprises du Range Rover et de la Mercedes. C’est même un titre en feat avec Alpha Wann. Tu parles de ces marques comme tu pourrais en citer d’autres ou c’est très précis?

Prince Waly : Non c’était un état d’esprit sur le moment. Pour de vrai, je suis plus BMW de base. Même si je n’ai pas encore le permis, je l’aurais et je m’achèterais une putain de BMW si j’ai les thunes. Sinon une Lexus mais Mercedes tout le monde kiffe ça.

Range Rover c’est trop gros pour de vrai, pour se garer à Montreuil ce serait chiant.

 

La Stud : Au fait, restons un peu sur les lyrics tu parles de “Kidnapper le président” et “soudoyer le Maire” c’est une manière d’aborder le thème du pouvoir ou de de se placer comme “Anti-politque”

Prince Waly : Non encore une fois c’est de la fiction. J’espère que personne n’écoute “Kidnapper le président au premier degré sinon je suis grave dans la merde. C’est comme si tu mattais un film. 
Même si c’est vrai qu’il y a de petites histoires, ça reste de la fiction.

 

La Stud : Tu es en Version Originale, sous-titrée, française?

Prince Waly : Je dirai que je suis en Version Remasterisée, “Final Cut”. Je suis à l’ancienne mais remis au goût du jour avec des explosions de partout, des guns…

 

La Stud : Du coup ce soir faut pas sortir son téléphone devant toi en concert?

Prince Waly : Vis le ! Si t’as le temps de sortir ton téléphone, et ben ne le  sors pas. On s’en fout. Là faut transpirer, sauter partout et donner de l’amour.

Les 10 questions de La Stud avec Prince Waly

-un artiste référence

X-men

 

-la collaboration la plus improbable

Avec Mathieu Chedid

 

-un film

Paidfull

 

-le spot de rêve

La plus haute plaine de Mongolie

 

-un super-héros

Mohamed Alid

 

-un album

Good Kid Mad City

 

-une bière

L’eau

 

-la femme de tes rêves

Rihana

 

-un chauve qui t’a a marqué

Zidane

 

-une blague

Un Donut qui court sur la plage et il dit je vais me beignet → dédicace à Sarah

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