Le virtuose Fatima Yamaha à Marseille

Le virtuose Fatima Yamaha à Marseille

La Stud avait rendez-vous le 26 octobre au Cabaret Aléatoire pour de belles petites choses. C’est assez vague dit comme ça mais on gros on a du Fatima Yamaha, du Cabaret Aléatoire, du Donarra et plus ci-dessous.

Un soir de semaine à 20h, bon nombre de personnes ont rendez-vous avec Laurent Delahouse ou Yann Barthes. Pour notre part, on a décroché un date avec Donarra. Le changement de style est disons, “notable”, mais il faut l’avouer c’était au moins aussi sympa.

En effet, l’ami Donarra ouvrait la soirée de jeudi dernier au Cabaret Aléatoire. Derrière lui, succédait Fatima Yamaha et son live présenté seulement trois fois en France à l’occasion de sa tournée Européenne.

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Je vous le disais, la soirée se déroulait au Cabaret Aléatoire et non au Club Cabaret. Le format est celui d’un concert “classique”, un 20h-23h en deux parties : de quoi bousculer nos habitudes d’invétérés du vendredi soir.

Difficile de vous cacher qu’à 23h nous en voulions encore. Cependant, il faut avouer par la même occasion que le format s’adapte à merveille à la semaine. Je pense en particulier à tous les spectateurs satisfaits de la performance qui ont pu assumer le lendemain matin qu’ils soient au bureau ou en cours. Ou en after, car nombreux étaient ceux qui étaient chauds pour commencer un week end anticipé.

C’est avec maîtrise et précision que Fatima Yamaha, Bas Bron ou Bastian suivant les moments, a retourné de plaisir et douceur rythmée la salle du Cabaret Aléatoire. Un talent jusqu’au bout des doigts. Une performance live en osmose avec l’ambiance générale du moment. Épaulé par une partie de VJing efficace et précise englobant le lieu de son aura calme. Une planète, des éoliennes, un parcours évolutif, tout cela était à voir derrière l’artiste. Dans les oreilles ? Une note groovy, une note house, une note mélodique. Du Fatima Yamaha pur et dur. Le compositeur rendu célèbre en 2001 avec You’ve Got My Love sous le nom de Bastian nous a livré tout ce qu’il savait faire de mieux. D’une main il contrôlait un côté rythmique avec des basses aléatoirement parfaites, inattendues et sournoises. De l’autre il jouait du synthé digne des plus grands créateurs de mélodies. Le point culminant de la soirée se trouvant lors de son, déjà culte, What’s A Girl To Do qui nous donnait envie de liberté, d’ailleurs, de meilleur, de suave et d’exquis. Un hymne à la bonne humeur et à la tolérance, dans un monde où tout semble s’assombrir, cette track, qui vous reste dans la tête non pas pour le pire mais pour le meilleur contribue au bonheur.

Une fois de plus, le Cabaret Aléatoire surprend tout le monde avec une programmation exclusive et de qualité, acteur majeur de la nuit et de la musique, Marseille et son public sont ravis, nous aussi.

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