Marsatac la vingtième : Succès Assuré

Marsatac la vingtième : Succès Assuré

Il nous aura bien fallu deux jours pour que nos jambes se remettent des soirées qui viennent de se dérouler au Parc Chanot.
Une fois de plus, nous n’avons pas manqué à l’appel de Marsatac, eux étaient comme à leur habitude au rendez-vous. En quelques points, nous revenons sur le festival et ses temps forts.

La grande avancée de ce Marsatac : Une scène extérieure

En 20 ans, Marsatac a bien souvent changé de lieu et monté des scènes dans tous les sens. L’an dernier pour la première fois, les organisateurs ont décidé de prendre d’assault le Parc Chanot. Un Parc d’expositions immense offrant une vue privilégiée sur notre cher et tendre Stade Vélodrome.

Cependant, s’approprier le lieu n’est pas une mince affaire. Marsatac a cette année misé sur une scénographie forte et décidé d’installer une grande scène extérieure. Celle-ci verra dès le premier jour plusieurs générations d’artistes défiler. En plein mois de juin, nous étions heureux de retrouver un Open Air digne de ce nom à Marsatac !
Avec un canard posé au milieu du Parc, difficile de perdre ses repères. Il était la clé des nombreux coup de fil commençant par « Allo t’es où? ».
On a aussi aimé croiser des petits tas de sables, l’espace digne de Bikini Bottom et les différentes animations aux quatre coins du lieu.

Le pari réussi : Ouvrir à 18h

Cette année Marsatac nous a surpris avec sa time table. L’ouverture des portes était prévue à 18h pour un premier concert sur la scène extérieure dès 18h40. Et quel concert… D’entrée de jeu, on a eu le droit à une scène partagée par Lomepal et Roméo Elvis.
Ce début de Festival a bien été négocié, le public a joué le jeu de venir tôt et le show des artistes a tenu ses promesses. On vous avait prévenu, ce n’étaient pas deux heures de création mais bien quelques passages communs.
Ces moments ont permis de faire monter l’intensité du concert et ont mis la foule rapidement dans l’ambiance. 19h, et la vingtième édition était sur de bons rails.

La claque : Ho99o9

Dès l’ouverture des portes, on a directement filé rejoindre le duo de Newark Ho99o9 pour une interview à retrouver bientôt. D’apparence plutôt fermés, il se sont finalement bien prêtés au jeu de l’interview. Une fois sur scène, c’est une toute autre histoire. Le groupe s’est montré impitoyable et a très vite affiché sa volonté de rouler sur le public venu croiser leur route au palais phocéen.
Sincèrement, je n’avais pas regardé de Live du groupe auparavant et m’attendais à un set-up « classique » pour un groupe de rap : avec un Dj au fond. En fait, pas du tout, au milieu de la scène on retrouve un batteur et l’un des chanteurs est arrivé déguisé en policier. C’est un vrai concert de Rock auquel nous avons eu droit. Dans la foule, on croise « Julius » le frère de Bifty qui s’est chargé d’organiser un magnifique Circle Pit.
De quoi vivre un beau moment de Rock…

Le closing : Un beau moment de Techno

Vu l’entame de festival, la fin (au parc Chanot) se devait d’être de qualité. Simultanément, deux enchainements s’annonçaient très chauds. Au palais phocéen : Bicep & Ben UFO, dans le grand palais Blawan et Nina Kravitz assuraient la fin de cérémonie.
Pendant ces dernières heures, on s’est franchement régalé. Chaque scène offrant son ambiance, on a pris le temps de se faire surprendre par le dernier track 100% groové de Ben UFO avant de retourner voir l’artiste russe. Le Closing s’est déroulé dans une atmosphère électrique où le public vivait chaque drop comme un moment de révolte.

Le petit bémol : Le Cashless

Cette année, le festival a décidé de prendre le pari de laisser l’argent liquide à la porte. C’est peut-être le seul pari raté par l’organisation. Les festivaliers se sont plaint d’attendre trop longtemps à la caisse et l’application faite pour a crashé. Cependant, ce n’est pas faute de nous avoir répété de créditer son bracelet avec le festival.
De toutes façons, le liquide est censé disparaitre de partout. Il y a peu, la boite de nuit et institution lyonnaise « Le Sucre » a annoncé que le club deviendrait sous peu 100% Cashless. Alors bon, il va falloir s’y habituer. Marsatac était peut-être juste un peu trop en avance sur ce coup là. On ne doute pas que dès l’année prochaine le problème devrait avoir disparu.

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