« Marseille c’est le feu ! » Sopico en Interview

« Marseille c’est le feu ! » Sopico en Interview

Vous l’aurez compris, Sopico nous disait avoir apprécié sa première venue à Marseille.

Au vu du concert et du moment partagé avec le public sur le parvis de l’Affranchi, je pense que le rappeur est reparti une fois de plus avec de bons souvenirs. 

Nakatey assurait la première partie. Juste avant de monter sur scène, Sopico nous a accordé une interview, voici notre discussion !

Interview : Sopico

La Stud : Salut Sopico

Sopico : Salut !

 

La Stud : Bon, tu viens de sortir un projet hier, content des premiers retours ?

Sopico : Ecoute, je suis super content des retours, des gens qui m’envoient des messages en me disant ce qu’ils ont pensé du projet ou leur son préféré. Mais aussi ce qu’ils ont pensé de ce qu’il y a autour du projet, du travail que l’on a fait avec Yuran Massabi notamment.

Je suis vraiment content, c’était un projet surprise. On l’a fait sans rien annoncer à personne et les gens ont été réceptifs au truc donc je suis trop content : logique.

 

La Stud : Ce projet n’a pas la même couleur que les sons sortis récemment. Je pense à Bunker notamment. C’est une nouvelle direction ou un petit écart?

Sopico : Pour répondre à ta question, ce projet ressemble un peu plus à ce que je vais faire dans les mois qui arrivent, qu’à ce que j’ai fait par le passé.

Les morceaux que j’ai sorti avant restent des morceaux qui me tenaient à coeur; des morceaux comme “Bunker”, “Same Shit” ou “Volcano” sont des titres que je voulais faire mais pas sortir dans le cadre de projets. On va dire que je réfléchis différemment quand je dois associer 3 titres et quand j’en fais un seul. Je raisonne plus comme si c’était des singles on va dire.

Les morceaux que j’ai  pu sortir avant ont tous une couleur différente mais ont une dynamique commune .

Par contre, le projet que j’ai sorti hier est plus une bulle, un espèce de truc qui regroupe mes états d’âmes autour de trois titres : trois idées. Mais tout se rejoint dans Episode 1 !

 

La Stud : J’ai lu sur le clip de « Same Shit » que tu avais un projet pour Janvier, qu’est ce que c’est, un album?

Sopico : Alors, je ne considère pas que c’est un album. C’est un projet long, ça c’est sûr, il y aura trois fois plus de titres que dans Episode 1.

Cependant, ce n’est pas un album pour moi. Le jour sans doute où je sortirai un album, je l’annoncerai en tant que tel et je le sortirai pas par surprise. J’espère !

En tout cas, ce n’est pas un album, c’est un projet long : certains diront LP, d’autres mixtape, certains Street Album peut-être. L’appellation est compliquée pour moi ! (rires)

 

La Stud : Y a une vidéo du Colors où tu joue de la guitare, on entend des sonorités du genre dans le projet. Quel rapport tu as avec l’instrument de manière générale ?

Sopico : En vrai, je jouais de la guitare avant d’interpréter mes textes voire même d’écrire. J’ai un rapport ultra familier avec cet instrument, tout ma famille joue de la guitare, que ce soit, mon père, mes oncles ou n’importe quel membre de ma famille. A chaque repas, il y avait quatre guitares sorties.

Ma relation avec la guitare est de plus en plus fusionnelle. Vu qu’elle est entrée dans ma vie avant le rap, j’ai de plus en plus envie de la mettre en avant : au même plan que le peu-ra même. Le résultat, c’est le morceau n° 3  d’Épisode 1: un vrai “Guitare-voix”, j’adore ça et je continuerai d’en faire.

Pour autant, le Colors est un “Guitare-voix” un peu plus hybride : c’est une prod sur laquelle j’ajoute une guitare.

Celui de mon projet est un pur “Guitare-voix” sur lequel j’ai rajouté 2 lignes de guitares en plus, mais l’idée est là. C’est quelque chose qui me procure un plaisir de ouf, donc je ne m’arrêterai pas de le faire et sur le long projet on en retrouvera encore et toujours

La Stud : Humm allez une question dure à gérer : Qui est le plus fort de la 75e session ?

Sopico : Alors, si je devais te répondre aujourd’hui je dirai Hash 24.

 

La Stud : Parce qu’il est pas loin !

Sopico : Il est pas loin, déjà ! Parce que c’est celui avec qui je partage le plus de choses en ce moment. On tourne, on fait beaucoup de concerts ensemble, on a une relation fusionnelle. On a fait un projet ensemble il y a un peu plus d’un an qui s’appelle “2075” et qui est concrètement le premier projet que j’ai sorti.

Bon non, je vais faire un peu la langue de bois. Il n’y a pas de plus fort dans la 75e session. Nous avons tous des particularités fortes ! Et si je devais absolument te dire qui sont les plus forts, je dirai Hash et Sheldon qui sont dans un développement créatif très intéressant : même si Sheldon est dans l’ombre.

Je pense que le public ne sera pas déçu de leurs prochaines sorties et celles de tout le monde. Il y a des connexions entre eux et moi, entre eux deux également. Là tout de suite, je te donne Hash et Sheldon car il faut se préparer.

 

La Stud : D’ailleurs, tu étais venu avec toute l’équipe ici même la dernière fois. L’ambiance marseillaise est au niveau ?

Sopico : Ah c’est le feu ! Marseille c’est le feu !

Déjà, c’est aux antipodes de Paris, sans parler de cette éternelle rivalité footballistique. Il y a un espèce de truc qui fait que quand on vient à Marseille on a l’impression d’aller au bout de la France, c’est un des endroits les plus loin où l’on peut aller finalement.

Moi ça me fait toujours plaisir de venir ici, de voir que le public est loin mais proche à la fois. La musique a pas de barrières de kilomètres ou de villes.

Quand on est venu jouer il y a un an le concert était fou, on était avec tout le Dojo sur scène, on est venu à 13, c’était fou, on a joué plus de deux heures.

Je pense que c’est rare de voir des concerts de deux heures, après c’est rare aussi d’avoir 13 personnes sur scène.

C’était mon premier gros concert donc j’ai une réelle affection pour Marseille, je suis ravi de jouer ici : ça va être le feu, j’en suis sûr !

 

La Stud : J’ai vu que tu jouais à Londres bientôt, Comment s’est faite la connexion ?

Sopico : Ecoute, ça s’est fait comme toutes les autres connexions pour le Live.

Il y a un promoteur anglais qui nous a contactés. Avant même qu’il nous contacte, nous étions complètement ouverts à jouer à l’étranger.

Comme je t’ai dis pour moi, il n’y a pas de barrières entre Marseille et Paris. Alors, il n’y en a pas entre les pays européens, ni entre les autres pays du monde d’ailleurs. A l’avenir, il ne faudra pas s’étonner que je me déplace au-delà des frontières des pays francophones. C’est quelque chose qui m’intéresse, que j’ai envie de faire, donc que je vais faire.

 

La Stud : Tu es rentré Sur le planète Rap d’Aladin avec la phase « j’ai pas bougé la tête j’sais pas Crari c’était och » tu t’es pas fais engueuler après ?

Sopico : Nooooooooon…

Aladin, quand il fait son couplet clairement je bouge la tête, Aladin c’est la mif. Quand il m’invite à son planète rap pour cracher des flammes je le fais volontiers.

Tous les mecs qui sont dans ce planète rap, sont des gens avec qui on a partagé pleins de choses, que ce soit dans le rap ou même pas.

La scène rap parisienne est en réalité très soudée, on se suit beaucoup, on s’envoie des messages, on regarde ce que font les autres. Pareil que tout à l’heure, il ne faudra pas s’étonner à l’avenir si les connexions se font, si des ponts se créent entre les artistes.

Pour aller un peu plus loin que ta question, sur ce planète rap, j’ai fais le couplet du Colors Show sur une prod Trap. Pour ajouter une précision, le morceau “Le hasard ou la chance” à la base c’est un morceau que j’ai fait sur une prod’ complètement Trap.

Du coup, ça rejoint ce que je disais sur l’aspect “Cassage des frontières”, je pense qu’il n’y a pas de frontières non plus dans la musique. Ce titre ce soir je vais le jouer de deux manières complètement différentes, d’abord en guitare voix, puis après je vais faire l’autre version qui est très loin dans le son mais identique dans le texte.

Les 10 questions de La Stud

Un artiste référence

-D’angelo

Un album

-Nevermind

Un Film

– Amer béton

Un super-héros

– Professeur Manathan

Une bière

-Tsin Tao

Un Club

-Le Bayern

La femme de tes rêves

-MIA

Un chauve qui t’a marqué

-Z Zidane

La collaboration la plus improbable

-Alain Souchon et moi !

Une blague

-Qu’est ce qui est jaune et qui attend?

La boucle est bouclée comme ça !

Fermer le menu