Règlements de compte (2015), un désormais classique d’Alonzo

Règlements de compte (2015), un désormais classique d’Alonzo

Alonzo, le Capo de Capi, maître en freestyle

Mac revient sur l’album Règlements de Compte du Capo de Capi, le seul, l’unique, Alonzo papé, datant de 2015, qui l’a profondément marqué à l’époque.

Début 2015, après une série de freestyles mémorables (les aficionados des soirées « Ambiance Roue Arrière » savent à quel point nous apprécions le scooter de François Hollande), notamment l’excellent « Boites à Chaussures », Alonzo nous livre Règlements de Compte. 15 titres, 4 feats de taille, l’album respire Marseille, tout en faisant respirer Marseille à une période complexe pour le rap phocéen.

Un album important pour Alonzo

L’album débute avec Foumbouni (référence à la ville d’origine d’Alonzo), belle manière d’introduire les morceaux à venir, son très crapuleux, tout en restant dans sa veine revendicatrice du temps des Psy 4. « Foumbouni, barbarie, le gang est sérieux ».

Dès le deuxième morceau, Alonz’ nous montre l’étendu de son talent, avec, surement mon son préféré de l’album, Même Tarif, en feat avec Booba.

Pour faire référence au morceau de Dinos (On Meurt Bientôt) lorsqu’il dit « j’suis arrivé dans l’rap avant la mort du 3eme couplet », même Tarif est bel et bien composé de trois couplets, ce qui, à juste titre, est de plus en plus rare, et ce n’est pas pour nous déplaire vu la qualité du troisième couplet que nous livre Alonzo. Il me semble important de notifier que c’est seulement le deuxième feat de B2O avec un rappeur marseillais en plus de 20 ans de carrière (le premier étant sur l’album 113 Degrés du 113, sur le morceau « On Sait l’Faire » avec Le Rat Luciano en 2005).

"Qui peut prétendre faire du rap sans prendre position ?" Alonzo

Dans cet album, parsemé de messages politiques importants, Alonzo prend des positions fermes, mais justes, et cela reste primordial car « qui peut prétendre faire du rap sans prendre position » ?

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